Thursday, April 8, 2010

Trois romans, six revues et 19 livres d'enfant


Et oui, le compte est bon. Simone s'est mise à la lecture. En français, en anglais et avec un soupçon d'espagnol pour que ça mijote bien.

Ça pourrait sembler bizarre, tant de livres et de revues, mais Simone est au septième ciel. Surtout que 3 livres, ça veut dire qu'elle n'est pas obsédée par une histoire captivante. Meuh non! Elle est obsédée par 2 histoires captivantes. La troisième est médiocre mais puisque Simone a déjà lu la moitié du bouquin, pas question de renoncer.

Et le petit B risque fort de suivre les traces de Maman car chaque semaine il retourne à la bibliothèque afin de trouver de nouvelles histoires. Il ne faut pas croire que c'est sa mère qui l'incite à visiter la bibliothèque, lieu sacré dans l'esprit de Simone. Le petit B participe pleinement à ces visites: il sort les livres qu'il rapporte de chez lui un par un du sac de bibliothèque et leur dit au revoir "insérez ici le titre du livre" avant de les remettre à la bibliothéquaire. Puis il se précipite vers la section enfin afin de choisir une nouvelle panoplie de livres.

La lecture, c'est sacré...

Tuesday, April 6, 2010

Digital Trauma


Three years old. A prime age for self-discovery. Aside from the obvious discoveries entailed through toilet training, little B has demonstrated a marked predilection for inflicting digital trauma to the inside of his nostrils. In other words, yes: he picks his nose. And he eats it.

"Stop that!" Simone tells him. "It's gross."

Little B stops the activity long enough for his mother's attention to be diverted and then resumes digging for treasure if such treasure remains. At least he hesitates now, giving Simone a sideways glance as his index rises to the occasion.

"Stop that!" Simone said, catching the little guy offguard. He'd thought he was safe, hiding in the bathtub with his rubber duckies watching. "It's gross!"

Little B stopped, hiding behind the shower doors as his mother rubbed the side of her nose. One serious eye peeked out as he whispered, "Eat it, Naan-naan. Eat it..."

Les cocos au chocolat


Le petit B lisait sagement dans son lit lorsque Simone est entrée.

"Tu manges ton petit déjeuner?" Simone demanda à son fils. Elle lui offrit un bol de gruau. Le petit B dévora le gruau puis s'habilla.

"Hé!" S'exclama-t-il, debout dans son lit. "Je vois des cocos! Là-bas, Naan-naan! Regarde, des cocos. Des cocos de toutes les couleurs."

"En effet," approuva Simone. "Il y a des oeufs sur ta table. Tu voudrais aller les chercher?"

"Oui, oui, oui!"

"Alors viens avec moi. Nous allons prendre le panier qui est dans mon bureau et tu pourras mettre les oeufs dedans."

Le petit B n'en revenait pas: il y avait des oeufs partout! Mais partout, partout! En fait, au bout du compte, le petit B récolta plus d'une centaine d'oeufs au chocolat.

"Il ne les mangera jamais tous," déclara Papa en dévorant quelques oeufs au passage.

"Combien voudrais-tu en manger?" demanda Simone.

Le petit B souriait d'un air malin. "Dix!"

Papa compta dix oeufs pour son rejeton. "Voilà. Dix oeufs. Ne les mange pas d'un coup, surtout!"

Et, pendant une demi-heure, le petit B les dégusta un à la fois... C'est tellement maniable, un enfant avant l'adolescence...

Monday, April 5, 2010

I Leaf Canada


The I heart NY shirts were bad enough but at least their meaning was somewhat decipherable. Heart stands for love and so "I love New York". But why "I (maple leaf) Canada"? Why indeed?

Simone was sorely tempted to berate the wearer of the shirt but since he was approximately 8 years old, he could not be expected to know better. After all, perhaps the child had a lisp and could not pronounce "leave" properly. But if that was the intent, then why announce to the world "I leave Canada"? How insulting is that?

"Why are you staring at my kid?" Demanded the child's mother.

Ah, thought Simone. This would be the perfect moment to inquire why a parent would allow to wear a shirt that in essence demeans the wearer and the country in which he wears it. However, in the interest of preserving some dignity before little B, Simone simply affected a vacant stare quite similar to that of the woman who had addressed her. The woman quickly lost interest, leaving Simone to her ruminations.

I leaf Canada... It's degrading to the rest of us when people believe they're being patriotic but in fact they're showing the world we drink too much beer.

Yes, yes. There IS such a thing as drinking too much beer.

Ah, forget it.

Saturday, April 3, 2010

La marelle


"S't'plait!" Le mari de Simone la suppliait. "Il fait beau: porte une mini-jupe."

Bon, bon. À contrecoeur, car c'était le vendredi saint, Simone accepta de porter une mini-jupe. Après tout, elle serait à la maison pour le reste de la journée. Pas de raison de s'énerver, n'est-ce pas?

Sauf qu'un peu plus tard, le petit B voulait jouer à la marelle. Il avait vu des marelles dessinées sur les trottoirs et il voulait absolument apprendre à jouer.

Bon, bon. Et Simone de montre au petit B comment jouer à la marelle.

Sauf que la mini-jupe faisait son petit effet sur les conducteurs qui roulait devant la maison de Simone et Simone se sentait de plus en plus mal à l'aise. Les véhicules ralentissaient puis reprenaient de la vitesse dès qu'ils passaient Simone.

"Hop, bravo," fit Simone. "Tu as lancé le caillou sur la case 4. Maintenant saute." Il ne restait que 6 autres chiffres avant que le petit B ne termine son "match" marelle.

"Maintenant sur le le 8!" Dit Simone quelques minutes plus tard. Du coin de l'oeil, elle voyait une grosse voiture conduite par une femme au regard furax qui ralentissait. L'homme assis à coté d'elle tentait plutôt mal de s'enfoncer dans le siège passager. Le véhicule s'arrêta le long de la route à coté de l'endroit où le petit B avait dessiné sa marelle.

"C'est un jour saint, espèce de $%&(*#@! Portez des vêtements comme il faut, nom d'un chien! ?(*&(%*&?$#(*&%20@*$%$!!!!!" Lança la conductrice.

Incapable de rater l'ironie du moment, Simone se mit à rigoler. La conductrice fronça les sourcils. Le passager tentait plutôt mal de dissimuler le sourire qui frayait un passage sur ses lèvres. La conductrice secoua sa tête et poursuivit son chemin.

Murder Scene


(Not for the squeamish...)

"Okay," warned Simone. "I'm going to hop out of bed and run for the washroom."

"Why?" Hubby asked, still rubbing the sleep from his eyes.

Hand firmly holding her underwear and pad, Simone raced to the washroom. In fact, she nearly flew to the washroom. Her feet may have touched the ground once. To no avail: the explosion had already occurred.

By the time Simone sat on the toilet seat, blood splatters graced the cupboards, bathtub and toilet lid. The floor looked like a murder scene and Simone's legs and hands looked like the culprits.

Simone reached for the disinfectant wipes and attempted to clean the floor.

"Hmm," said hubby judiciously from the bedroom. "I think we may have to change the sheets today."

Simone bit back the snarky retort that peppered up and wiped a particularly large parcel of red from her ankle.

"Leave that," said hubby. "Just hop in the shower and I'll clean up the mess."

"Really?" Simone couldn't believe her luck.

"Really," he assured her with confidence born of years of handling Simone. "You're making a bigger mess trying to clean up. Just leave it to me."

So Simone hopped into the shower and happily washed up.

Hubby slid the shower door open. "One thing though. Be sure not to call the police for a few days. I don't think I can get everything out of the grout."

Bless that man! He's the best.

Thursday, April 1, 2010

C'est tellement bon!


Pour s'amuser au Coin des petits, la monitrice a décidé de faire des petits gâteaux. Les enfants étaient ravis!

Mme S, surnommée la pieuvre parce qu'elle avait les mains partout, a donné de grosses cuillères en bois à chaque enfant présent. L'un versait la farine, l'autre un oeuf, un autre de l'huile et le dernier du sucre. Ensuite, ils eurent chacun l'occasion de verser le mélange dans des moules à gâteau. Ce fut là que la pieuvre se mit véritablement à l'oeuvre, car les langues des enfants sortaient toutes de leurs bouches et s'avançaient implacablement vers les cuillères. Les enfants se léchaient les doigts et même la table était impeccable, tellement ces petits garçons étaient vigilants!

Quel manège! La pieuvre confisquait les cuillères et envoyait les enfants se laver les mains à tour de rôle puis elle leur offrait des cuillères propres, apparues de nulle part. Subjuguée par cette chorégraphie, Simone s'amusait énormément.

La collation fut beaucoup plus tard que d'habitude ce jour-là mais elle en valait la peine. Surtout que Mme S avait contribué un glaçage à la crème fouettée et des bonbons de toutes les couleurs pour agrémenter les petits gâteau. Quel délice!